lundi 14 juillet 2008

Le chanteur Christophe ...

Nous a enchanté ce soir, en concert sur France 2.
Christophe, tout le monde connaît, "les mots bleus", "Aline" ... mais il n'est pas que ça !

D'abord estampillé « chanteur à minettes » puis "yéyé", il est aujourd'hui considéré comme un grand artiste qui a su concilier culture populaire et modernité. D'ailleurs, il vient de sortir un nouvel album.
"Aimer ce que nous sommes" (AZ/Universal) 7 ans après "Comm'si la Terre penchait", qui avait été encensé par la critique. Ultraperfectionniste, Christophe a mis cinq ans avant de terminer cet album, qui n'est que le neuvième en quarante années de carrière, "qui va sano va piano" pourrait être sa devise !
Enregistré à Paris, en Angleterre et en Espagne, "Aimer ce que nous sommes" contient treize chansons aux textures électro atmosphériques et rêveuses teintées d'influences arabo-andalouses (cordes, guitare...), sur lesquelles Christophe déclame des textes mystérieux de sa voix de tête nimbée d'écho.
Fou des femmes ... il reste !
L'ambiance est très élégante et la structure des morceaux riche et complexe, loin de tout formatage. De quoi nourrir un peu plus le mythe et l'aura de ce dandy de 62 ans, réputé pour vivre la nuit et être un fou des femmes, de bolides et de cinéma.

De son vrai nom Daniel Bevilacqua, il est révélé par le slow "Aline," carton de l'année 1965 (un million d'exemplaires vendus), suivi de "Les Marionnettes" ou "Excusez-moi monsieur le professeur".
Après une période d'éclipse, il troque le costume de jeune chanteur yéyé contre celui de dandy décadent avec ses albums des années soixante-dix alors qu'il se cantonnait jusque-là aux 45 tours : "Les Paradis perdus" (1973) et "Les Mots bleus" (1974), dont les textes sont pour la plupart signés par Jean-Michel Jarre, alors inconnu, "Samouraï" (1976) puis "Le Beau bizarre" (1978) suivent.
Leur lyrisme romantique, leur musique sophistiquée et novatrice classent Christophe dans une catégorie à part de la chanson française, la plus respectée car composée d'artistes capables de rivaliser avec les Anglo-Saxons, avec en plus cette "french touch" inimitable ... Serge Gainsbourg, Michel Polnareff, Alain Bashung, Michel Berger, Alain Chamfort puis ... Etienne Daho, aujourd'hui Julien Doré, dont l'album est une pépite.

3 commentaires:

Thierry a dit…

Je trouve dommage qu'il ne soit plus aussi visible dans les programmes TV mais cela correspond probablement à son envie de discrétion, à sa timidité ... la dernière fois que je l'ai vu c'était chez Ardisson !

Christine a dit…

A que de souvenirs, de slows langoureux, toute ma jeunesse se retrouve dans Christophe... Je crois que je vais écouter son album surtout par nostalgie.

VOTRE COEUR FAIT BOOM ! a dit…

@thierry : euh, c'est Thierry Ardisson qui a laissé ce commentaire ? si oui, je t'adore !
@ Christine : hé ben, on veut tout savoir, des noms !